Après une année de mise en œuvre du programme Renforcement de la résilience dans les zones frontalières (Rézo), le Comité national de pilotage s’est réuni pour tirer les leçons, définir les priorités pour l’année 2027, mais également formuler des recommandations pour orienter la prochaine étape de mise en œuvre. Se félicitant des premiers résultats de la première année d’exécution jugés satisfaisants, l’ambassadeur d’Allemagne au Sénégal, Kai Baldow, a annoncé un financement additionnel de 5 millions d’euros, soit 3, 2 milliards de francs Cfa en faveur du Rézo.

Par Dialigué FAYE – Un financement additionnel de la République fédérale d’Allemagne au programme Renforcement de la résilience dans les zones frontalières (Rézo). Après une première contribution de 5, 05 milliards de francs Cfa, l’Allemagne compte allouer un montant supplémentaire de 5 millions d’euros, soit 3, 2 milliards de francs Cfa, au dit programme, a annoncé l’ambassadeur d’Allemagne au Sénégal, Kai Baldow, à la deuxième session du Comité de pilotage national du Rézo.

Intervenant au Sénégal, en Guinée et au Mali, le Rézo est cofinancé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (Bmz) et mis en œuvre en partenariat avec les autorités des trois pays.

«Au Sénégal, la première année de mise en œuvre a permis plusieurs avancées concrètes. Dans le domaine de l’emploi et du développement économique, 700 jeunes et femmes ont été formés dans des filières agricoles et 200 autres dans des métiers techniques, notamment le bâtiment, la plomberie, l’énergie solaire, la conduite d’engins et la menuiserie. 25 infrastructures économiques ont été réalisées dans les régions de Tambacounda et Kédougou, et 400 micro, petites et moyennes entreprises ont bénéficié d’un accompagnement», relèvent les collaborateurs du Général Cheikhou Camara, président de la Commission nationale de gestion des frontières (Cngf), via un document.

Concernant l’accès aux services sociaux de base, ils ont fait état de «25 infrastructures réhabilitées à Tambacounda et Kédougou, permettant à 3500 personnes de bénéficier d’un meilleur accès à l’eau, à l’éducation ou aux services de santé».

Des travaux à haute intensité de main-d’œuvre ont par ailleurs contribué à améliorer les revenus de 130 jeunes et femmes, selon le Cngf.

Dans le domaine de la coopération transfrontalière, mentionne-t-il, «le premier Groupement local de coopération transfrontalière (Glct) entre le Sénégal et le Mali, Ambidédi-Bakel-Sadiola, a été officiellement installé en septembre 2026. Le processus de création du Glct Koundara-Salémata-Vélingara, entre le Sénégal et la Guinée, est également engagé». Le programme a par ailleurs appuyé «le renforcement de la Cngf et des commissions régionales de gestion des frontières, ainsi que la vulgarisation de la Politique nationale de gestion des frontières».

Pour 2027, souligne le Cngf, «les priorités portent notamment sur la poursuite de la mise en place des mécanismes de coopération transfrontalière à travers les Glct et l’élaboration des plans transfrontaliers de développement local ; l’accompagnement de 400 jeunes et femmes vers une meilleure insertion socio-économique ; le renforcement de 140 micro, petites et moyennes entreprises ; la création ou le maintien de 250 emplois ; la réhabilitation de 27 infrastructures ; et une participation accrue des jeunes et des femmes aux mécanismes de dialogue et de décision.

Dans le cadre de Rézo stabilité, la troisième composante, 211 gendarmes et 27 sous-préfets ont été formés à la gouvernance territoriale et à la gestion sécuritaire en zones frontalières.

Les enseignements tirés soulignent la nécessité d’actions coordonnées, d’une implication continue des acteurs locaux et d’une adaptation au contexte. En 2027, l’accent sera mis sur la sécurité collaborative, le dialogue autour de l’environnement et de l’orpaillage artisanal, ainsi que sur des microprojets communautaires dans les zones frontalières et aurifères».

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