Les récentes réquisitions de grève ne passeront pas. Réunis au siège de la Cnts, les membres du Sames ont exprimé leur indignation face à des méthodes qu’ils qualifient de «sauvages, illégales et abusives». «Le Sames dit stop aux réquisitions ! Et comme si cela ne suffisait pas, l’Etat veut maintenant nous retirer notre droit de grève», a fustigé le Dr Ibrahima Sow, chirurgien orthopédiste et Secrétaire général chargé de la presse. Rappelant que le syndicat veille toujours à la dignité humaine en assurant les urgences, il insiste : «La réquisition n’est pas une arme politique, c’est une procédure d’exception strictement encadrée par la loi.» Le Sames prévient qu’il ne reconnaîtra aucune réquisition illégale et tiendra les responsables hiérarchiques pour coupables.

109 jours de silence et de mépris

Portant leur cinquième plan d’actions, les syndicalistes dénoncent un «silence total» et un «dilatoire» de l’Exécutif. Déposée le 10 juillet 2026, leur plateforme revendicative reste sans réponse concrète après 109 jours. Le Sames qualifie d’«insulte à l’intelligence» la réunion du 16 octobre dernier, où le ministère s’est présenté les mains vides.

Au cœur des revendications, figurent l’élaboration d’un statut spécial pour le corps médical, le recrutement des professionnels dès la fin de leur formation et une gestion démocratique des ressources humaines. Le syndicat réclame également la révision des textes sur la spécialisation, la résolution des problèmes conjoncturels (logement, bourses, prime de collage), la revalorisation de la retraite à 80% et des infrastructures sanitaires modernes garantissant l’équité territoriale. Enfin, le Sames exige la réintégration immédiate de son Secrétaire général national, Djabel Dramé, qualifiant son licenciement au Coud d’arbitraire. Le mouvement observe une grève de 72 heures sur toute l’étendue du territoire.

Par Amadou MBODJI – ambodji@lequotidien.sn