Par Cheikh Camara – Environnementalistes, associations de jeunesse, groupements de femmes et petits producteurs maraîchers expriment leur ras-le-bol pour dénoncer la dégradation de l’environnement de leur localité par la société minière. Ils s’offusquent particulièrement du déversement de produits toxiques sur l’espace public, à l’origine de nombreuses pathologies -en particulier pulmonaires-, et exigent la restitution de leurs terres déjà exploitées.
Une mobilisation générale des forces vives
Mamadou Diallo, président du mouvement «Garab-Gui», Déthié Diop, vice-président de l’Union des maraîchers de la commune de Méouane, ainsi que Magore Kane, maire de Darou Khoudoss, se sont joints à l’ensemble des forces vives de la localité pour exprimer leur indignation face aux agissements des Ics.
Cette mobilisation générale annonce un bras de fer inévitable entre la municipalité, les habitants et l’entreprise, centré essentiellement sur la gestion du foncier et les conséquences sanitaires de l’exploitation. Soutenus par le premier magistrat de la ville, les habitants qualifient leur situation d’«enfer environnemental» et dénoncent un véritable accaparement de leurs terres.
Les griefs des populations : foncier et santé
Le conflit s’articule autour de deux axes majeurs : le maire et les administrés accusent directement les Ics de vouloir étendre excessivement leur emprise minière. L’entreprise cible en effet des terrains relevant du Domaine national, initialement attribués par la municipalité et réservés à l’usage d’habitation pour les riverains. Pour le péril sanitaire et environnemental, les habitants dénoncent l’impact destructeur de l’activité industrielle sur leur quotidien, évoquant la recrudescence de maladies pulmonaires directement liées aux émanations et aux poussières toxiques de l’usine.
cheikhcamara@lequotidien.sn
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